L’endométriose touche environ une personne sur dix et reste sous-diagnostiquée, avec un délai moyen de 7 à 10 ans. La variabilité des symptômes et leur confusion avec des douleurs menstruelles “habituelles” retardent l’orientation vers les bons examens. L’imagerie, lorsqu’elle est standardisée et coordonnée au sein d’un parcours pluridisciplinaire, joue un rôle central pour accélérer le diagnostic, fiabiliser la cartographie des lésions et guider les décisions thérapeutiques.
Le premier repérage par l’échographie pelvienne
L’échographie pelvienne est généralement le premier examen du parcours. Elle permet d’explorer l’utérus, les ovaires et les zones douloureuses rapportées par la patiente, en recherchant notamment des kystes d’endométriose et des signes évocateurs d’atteinte profonde. Son intérêt réside dans l’accessibilité, l’absence d’irradiation et la possibilité d’un examen dynamique au contact de la douleur. Pour gagner en pertinence, l’examen doit s’appuyer sur des critères standardisés, une préparation adaptée et une communication précise sur les symptômes, la chronologie et l’impact fonctionnel. Un compte-rendu clair, mettant en avant les éléments orientant vers une IRM pelvienne, fluidifie le parcours, limite les examens inutiles et évite les retards.
L’IRM pelvienne, examen de référence pour la cartographie
Quand une endométriose est suspectée ou que l’atteinte profonde est envisagée, l’IRM pelvienne devient l’examen de référence. Elle offre une cartographie précise des lésions, un repérage de leur extension et une évaluation de l’atteinte des organes digestifs ou urinaires. La qualité du protocole est déterminante : séquences adaptées, respect du timing par rapport au cycle et interprétation par des radiologues formés. Cette approche améliore la concordance avec la clinique et la chirurgie, sécurise la décision thérapeutique et facilite la discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire.
Coordination pluridisciplinaire et standardisation des critères
Au-delà des examens, c’est la coordination qui réduit réellement les délais. La standardisation des critères d’imagerie, l’usage de comptes-rendus structurés et l’intégration des radiologues aux réunions multidisciplinaires permettent d’aligner les décisions et d’éviter les parcours erratiques. Les échanges entre gynécologues, radiologues, chirurgiens digestifs et urologues renforcent la pertinence des indications et optimisent la préparation opératoire. En pratique, un circuit de prise de rendez-vous priorisé pour les suspicions d’endométriose, des créneaux dédiés à l’IRM pelvienne, et un accès rapide aux résultats favorisent un diagnostic plus tôt et une prise en charge personnalisée.
Dans le cadre de Mars Jaune, l’enjeu est d’améliorer le repérage, raccourcir les délais et sécuriser le parcours diagnostic. L’échographie pelvienne initie l’orientation, l’IRM cartographie l’atteinte et la coordination pluridisciplinaire transforme ces informations en décisions utiles pour les patientes.


